Publié le 07/11/2009 à 18:01 par boukrine
Le Royaume Wahhabite est intervenu militairement cette semaine au Yémen. Il a envoyé, ses forces armées, bombarder la guérilla chiite antigouvernementale. Cette intervention donne une dimension régionale à ce conflit où l’Iran serait impliqué par son soutien à la guérilla chiite.
L’Arabie saoudite, principal exportateur de pétrole au monde, met à profit une incursion des insurgés yéménites sur son territoire, pour « sortir » ses F15, ses Tornad et ses hélicoptères Apache, masser ses unités et acheminer les renforts depuis la base militaire de Tabbouk (dans le nord), vers sa frontière avec le Yémen où selon elle, la rébellion y a stationné entre 4.000 et 5.000 combattants, dont des Iraniens et des militants du Hezbollah libanais. La raison de cette démonstration de forces ? Il redoute de plus en plus, de voir, un, l'instabilité de son voisin du sud qui combat sur plusieurs fronts, l'insurrection au nord et un mouvement autonomiste au sud, franchir la frontière, deux, ce pays devenir un refuge pour les militants d'Al-Qaïda. « L’opération se poursuivra tant que les rebelles infiltrés en Arabie saoudite n'en auront pas été chassés » affirment les autorités du Royaume précisant que leurs « forces s'acquitteront de leur devoir pour préserver la sécurité de la patrie, défendre ses frontières et dissuader les infiltrés d'où qu'ils viennent ». Comme cibles « hostiles », SPA, l'agence de presse officielle indique la zone saoudienne de « djebel Doukhan », dans le district al-Khouba, région de Jazane, à la frontière avec le Yémen, où les combats font rage entre les soldats et les zaïdites depuis près de trois mois et, d'autres endroits que les rebelles Houthis qui ont tué mardi un membre des services de sécurité saoudien et blessé onze autres, affirment « contrôler » après avoir « écrasé les gardes frontières saoudiens et ont pris leurs armes et équipements ». Des diplomates en poste à Sanaa, laissent croire que l’opération lancée mercredi dernier par les forces saoudiennes dépasse le cadre frontalier. Pour eux, elle est destinée à mettre fin à la rébellion au Yémen. Pas seulement à celle déclenchée par les rebelles implantés dans la province de Saada, (nord), il y a cinq ans. Des médias à Sanaa et Ryad font état de l’envoi de forces spéciales dans le nord du Yémen, et de l’évacuation d’une dizaine de localités frontalières saoudiennes décrétées zones militaires fermées.
Les temps ne semblent plus aux accrochages discrets mais assumés. Les rebelles chiites qui comptent recruter parmi 150.000 personnes contraintes à se déplacer pour fuir les combats et profiter de la crise économique qui amplifie la demande d’un référendum sur l'autodétermination du sud, crient à l’ingérence et au génocide. Selon Mohammed Abdel-Salam, leur porte-parole, des zones peuplées de civils ont été bombardées. « Si le régime saoudien continue à nous attaquer, nous assurerons notre autodéfense (...) et prendrons toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces agressions flagrantes » peut on lire dans un communiqué de la rébellion mis en ligne. L'Arabie saoudite qui dit soutenir politiquement et économiquement le Yémen sans jamais évoquer de soutien militaire à l'armée du président Ali Abdallah Saleh, serait-elle tenté par la « neutralité » comme l’invitent les rebelles yéménites qui sous prétexte d’une réclamation de leur droit au développement et au respect » de leurs opinions, veulent depuis 2004, rétablir le règne de l'imamat zaïdite, renversé en 1962 ?
Depuis ce week-end, la région vit sur un baril de poudre. La guerre qui se déroulait jusque-là entre l’Iran chiite et l’Arabie saoudite sunnite par Yéménites interposés, a pris une nouvelle tournure, avec cette entrée en lice des Saoudiens
Publié le 07/11/2009 à 17:59 par boukrine
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) condamne la poursuite de la "politique marocaine d'occupation" du Sahara occidental. Elle appelle, pour la énième fois, la communauté internationale à "assumer leur responsabilité". C'est-à-dire exiger du Maroc qu’il se soumette à la légalité ".
"Il est temps que la communauté internationale et le Conseil de sécurité en particulier, assument leur responsabilité en exigeant du Maroc de se soumettre à la légalité internationale et en lui interdisant de jouir de l'impunité à cause des graves et systématiques violations des droits de l'homme commises au Sahara Occidental" souligne le gouvernement sahraoui dans sa déclaration en réaction au discours prononcé par Mohamed VI à l'occasion du 34 anniversaire de l'"invasion" marocaine du Sahara Occidental. Les sahraouis qui constatent comme le reste du monde que le Roi a tourné la page de la « nouvelle époque de démocratie et des libertés » qu’il avait annoncée pompeusement lors son intronisation et renoué, avec la politique des « années de plomb ». Il a appelé les autorités à agir avec la plus grande fermeté contre "les adversaires de l'intégrité territoriale du Maroc". Après cette déclaration, les sahraouis redoutent deux choses. La première, une « recrudescence de la répression contre les populations civiles dans les territoires occupés contre toute opposition ou opposant à l'occupation coloniale, y compris contre les défenseurs des droits de l'homme, des civils désarmés et sans défense qui osent exprimer pacifiquement leurs opinions". La seconde, la soumission de la collaboration de son pays avec l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, à l'acceptation par la partie sahraouie « de son plan mort-né, soi-disant l'autonomie, qui n'est ni recevable, ni acceptable, et encore moins réaliste ».
Les sahraouis appellent tous les pays et gouvernements du monde et toutes les organisations de défense des droits de l'homme à « prendre des sanctions conséquentes" contre le Maroc, afin de le contraindre à mettre fin à son occupation, libérer tous les prisonniers politiques sahraouis et arrêter le "pillage" des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Publié le 07/11/2009 à 17:57 par boukrine
Enfin. Les Libanais s’entendent sur la formation d’un gouvernement de 30 ministres : 15 ministres pour la majorité, 10 membres pour l'opposition dont deux pour le Hezbollah de Hassan Nasrallah et cinq ministres nommés par le président Michel Souleymane, dont ceux de l'Intérieur et de la Défense. Le chiite Nabih Berri, le président du parlement pourrait prendre les Affaires étrangères.
Saad Hariri qui a jeté l'éponge, début septembre, accusant l'opposition de lui mettre des bâtons dans les roues, aurait passé la journée d’hier à préparer la déclaration ministérielle après s’être rendu au palais de Baabda pour soumettre la composition de son équipe au chef de l'État, pourrait l’annoncer aujourd’hui. « C’est une affaire d'heures » affirmait hier le cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite. Le Courant patriotique libre du général Michel Aoun et le Hezbollah, ont accepté, après des mois de négociations et tergiversations - les législatives ont eu lieu le 7 juin dernier-, de rejoindre le gouvernement d'union nationale qui leur a été proposé par la majorité. Certains analystes mettent cette entente opposition-majorité sur le réchauffement des relations entre la Syrie et l'Arabie saoudite et le souhait du président syrien de jouer de cet atout lors de sa prochaine visite à Paris. D’autres mettent cette entente sur la peur d’une éventuelle agression extérieure. « Israël pourrait au printemps 2010 déclencher une nouvelle guerre au Liban » écrivait vendredi, Addoustour. Selon des sources politiques et militaires, citées par ce journal jordanien, « des experts militaires français, américains et israéliens ont tenu une rencontre, lors de laquelle Israël a évoqué ses projets de guerre au Liban prévue pour le printemps 2010 ». La raison ? « Engager la communauté mondiale dans sa confrontation avec l'Iran. Un déploiement de « casques bleus » ou un retrait des bataillons français pourrait indiquer que la proximité de cette guerre.
Publié le 06/11/2009 à 17:08 par boukrine
Le conflit qui oppose les Houthistes du nord du pays aux forces du gouvernement central d'Ali Saleh déborde les frontières.
Il ressemble de plus en plus à une guerre par procuration entre Riyad et Téhéran. L’Arabie saoudite veut neutraliser les rebelles chiites zaidites qui ont tué mardi dernier, un garde-frontière, blessé 11 autres, incendié six véhicules et occupé deux villages près de la région montagneuse de Jebel al-Doukhan, une région à cheval entre elle et le Yémen. Comment ? En lançant des raids aériens sur leurs positions et en n’excluant pas une incursion terrestre au Yémen pour « nettoyer les camps rebelles ». Les Etats-Unis se disent « inquiets » de l'extension du conflit. IL pourrait s'exacerber à la fin du mois, à l'occasion du grand pèlerinage et livrer le Yémen, un pays à la charnière de l’Afrique et du Moyen Orient, au Nord aux seigneurs de la guerre, rebelles en tous genres et militants d’Al-Qaïda et au Sud aux autonomistes dont la crise économique amplifie les revendications
Publié le 06/11/2009 à 17:01 par boukrine
Autorité Palestinienne
Abbas se retire t-il pour mieux revenir ?
Mahmoud Abbas, 74 ans, annonce qu’il ne briguera pas un nouveau mandat de président le 24 janvier prochain. La communauté internationale se demande, si cette « démission » n’est pas un stratagème d'un politicien habitué aux effets d'annonce.
Trahi par l’administration américaine qui a laissé le processus de paix s’enliser - Barack Obama n’a pas empêché Benyamin Netanyahu de poursuivre sa colonisation tous azimuts, d’intensifier la judaisation d »El Qods et de faire table rase des accords passés, d’Oslo à la Feuille de route et Hillary Clinton d’appeler à une reprise des pourparlers sans condition -, décrié dans les territoires occupés pour son comportement pendant « Plomb durci », critiqué ouvertement par son propre camp pour ses positions lors des discussions à Genève du rapport de Goldstone, mis en échec par Hamas qui veut le condamner pour « usurpation d'autorité » après avoir refusé toute réconciliation avec Fatah, le président de l’Autorité palestinienne jette l’éponge. Les dirigeants de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) rejettent « à l'unanimité » la décision du successeur de Yasser Arafat, qui a laissé jeudi soir la porte ouverte à des mesures qu’il promet d’annoncer « en leur temps ». Ils le soutiennent comme leur candidat à la présidentielle de janvier 2010. Les spécialistes du Proche Orient sont convaincus que Mahmoud Abbas qui a, dans le passé, souvent menacé de démissionner, utilise cette arme de retrait pour retrouver sa légitimité perdue et son image de premier responsable d’une autorité palestinienne « stable et pragmatique». Comme pour faire taire Hamas qui a interprété son initiative comme « un message de désaveu envers ses amis israéliens et américains après qu'ils l'aient ignoré et instrumentalisé », il a rebondi dans son discours qu’il a présenté comme son testament, sur les frontières du futur Etat palestinien. Elles doivent correspondre, dit-il, « à la situation qui prévalait avant juin 1967, avec la possibilité d'un échange de terres sans porter atteinte aux droits en eau et à la contiguïté du territoire entre la Cisjordanie et la Bande de Ghaza. Même position de principe sur El Qods-Est qui doit être la capitale de la Palestine, la question des réfugiés et le refus de toutes implantations de colonies juives sur les territoires palestiniens. Abbas qui n’a plus rien à offrir comme « cadeau » à Netanyahu, hormis un renoncement des Palestiniens à un Etat, pourrait après son discours de jeudi prétendre avoir une chance de gagner le scrutin de 2010.
Fin de l'Autorité palestinienne et de …….Hamas ?
Nabil Abou Rodeineh, l'un de ses proches collaborateurs, a beau affirmer qu’Abbas « veut quitter la scène une fois pour toutes car toutes les perspectives sont bouchées » Saëb Erekat estimer que le « moment est peut-être venu pour Mahmoud Abbas dire la vérité à son peuple, à savoir qu’avec la poursuite des activités de colonisation, la solution fondée sur le principe de deux Etats n’est plus d’actualité » la réalité est autre. Derrière cette décision réfléchie – Abbas s’est fait élire, il y’a quelque mois président de l’Organisation de libération de la Palestine, la seule instance mandatée pour négocier avec Israël-, beaucoup de calculs pourraient se cacher. Y compris celui de l’annonce de la mort de l'Autorité palestinienne, née des accords d'Oslo de 1993 qui pourrait supprimer de fait la légalité du pouvoir du Hamas sur Ghaza. » N'est-il pas temps pour les leaders du Hamas d'arrêter de dépendre d'ordre du jour venant de l'extérieur et de s'intéresser un peu plus aux intérêts du peuple palestinien ?» s’est-il interrogé au cours de la conférence de presse. Les Etats-Unis, Israël ont promis, bien après cette annonce de continuer à travailler avec Abbas que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, exhorte à « revenir » sur sa décision » pour sauver le processus visant à la création d'un Etat indépendant. L'Egypte et la Jordanie le poussent à reconsidérer sa décision contre des garanties américaines et internationales "écrites" avant toutes négociations de paix israélo-palestiniennes, afin d'assurer que les discussions tendent vers un but : celui de la création d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967.
Mohamed Dahlan, Ismael Haniyeh et Marwan Barghouti se détachent pour lui succéder. Le premier est l'ancien chef de la Sécurité préventive qui a combattu Hamas à Gaza au moment du coup d'État du mouvement en 2007. Le second est l'homme fort du Hamas à Gaza. Dans un récent sondage électoral, il a été crédité de 16% des voix. Marwan Barghouti, très populaire, il avait déjà essayé de se présenter à l'élection présidentielle de 2005 avant de se retirer au nom de l'unité palestinienne.
Publié le 01/11/2009 à 17:06 par boukrine
La 6e édition du Forum pour l’Avenir, qui se veut une plate-forme de rencontres entre des acteurs politiques, économiques et de la société civile pour bâtir un partenariat planétaire s’ouvrira aujourd’hui à Marrakech, Sud marocain.
Les ministres des Affaires étrangères, les représentants de la société civile et les leaders du secteur économique des pays du G8, de la Commission européenne, de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient élargi seront présents à cet espace de dialogue et de concertation qui se tient dans une conjoncture internationale marquée par la crise financière et économique, les tensions au Moyen-Orient et la menace terroriste. Hillary Clinton qui s'est entretenue successivement avec Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, compte mettre à profit cette rencontre pour relancer avec ses homologues arabes le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens, au point mort depuis décembre 2008. Deux points seront abordés ce soir lors d'un diner-débat : la situation au Proche-Orient à la lumière de la crise provoquée par le nucléaire iranien et le dialogue Occident-islam. Une ONG marocaine, l'Association marocaine des droits humaine a condamné la tenue au Maroc de ce Forum qualifié de « variante de l'impérialisme américain dans la région ». Dans un communiqué, elle a appelé « toutes les forces vives au Maroc et dans la région à s'opposer au Forum de l'Avenir, afin d'instaurer la démocratie et les droits de l'Homme ».
L'idée de ce rendez-vous annuel a été lancée en 2004 lors du sommet du G8 de Sea Island, Etats-Unis. Lors de ce sommet, les pays du G8 s'étaient engagés à favoriser les réformes au Moyen-Orient, en Afrique du nord, contribuer à l'établissement d'un cadre propice à un dialogue informel, ouvert et global et procéder à un échange d'idées sur les meilleurs moyens de travailler ensemble pour soutenir le progrès et élargir les opportunités pour les peuples de la région.
Publié le 01/11/2009 à 17:00 par boukrine
Barack Obama ne fait pas mieux que George W. Bush pour le conflit israélo-palestinien. Incapable de faire pression sur Israël et de tenir sa promesse d’un état palestinien fiable et viable, il bat en retraite. Le locataire de la Maison Blanche qui avait défendu dans un premier temps le gel total de la colonisation, qui ne parle plus depuis septembre dernier que de « limitation » de la colonisation demande à Mahmoud Abbas de reprendre les négociations de paix avec Benyamin Netanyahu sans conditions.
Hillary Clinton considère comme Benyamin Netanyahu que le gel des implantations ne peut être ni un « prétexte, ni un obstacle, ni même une condition préalable » à une reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Elle presse Mahmoud Abbas de retourner à la table … sans condition et dès que possible ». « Ce qui est important, comme le dit le Premier ministre israélien, c'est d'ouvrir les discussions » lui dit-elle. Le président palestinien qui assiste impuissant à la « volatisation » de toutes les promesses américaines refuse de se plier aux exigences de Clinton qui salue l’engagement de Netanyahu à « restreindre » la colonisation en Cisjordanie occupée en poursuivant la poursuite de la construction de 3.000 logements et bâtiments publics (mairies, écoles, etc.) et des colonies à El Qods-est annexée en 1967, même si les Palestiniens veulent en faire leur capitale comme des « concessions » sans précédent !. « Pas de négociation avant un gel total de la colonisation en Cisjordanie et en l'absence d'un objectif clair pour ces pourparlers » dit-il insistant sur le caractère « illégal » de toutes les activités de colonisation israélienne. Pour Abbas, seul un arrêt des implantations pourrait permettre la reprise des négociations et …la création d'un Etat palestinien viable. Maintenues, ces implantations réduiraient cet état à des enclaves séparées par les colonies et des check-point. Les Palestiniens qui voient les Américains offrir une énième excuse aux Israéliens pour poursuivre leur politique coloniale doivent se poser des questions. L’occupation et le vol des terres palestiniennes seraient-ils « un détail » dans l’histoire de ce conflit ?
Netanyahu roule les mécaniques.
Réconforté par le soutien de Clinton, Netanyahu roule les mécaniques. Il qualifie le « gel total de la colonisation » demandé par Abbas de « demande nouvelle, de changement de la politique qui ne fait pas grand-chose pour la paix ». Comme Clinton, il appelle Abbas qui serait prêt à se suffire d’un gel des implantations pour « quelques temps », - le temps de passer l’écueil des prochaines élections générales qu’il a convoquées pour janvier prochain à engager avec lui …un dialogue de paix sans condition préalable. « J'espère beaucoup que les Palestiniens vont comprendre qu'ils doivent s'engager dans le processus de paix, car c'est dans leur intérêt comme dans le nôtre » dit-il promettant à Abbas qui regrette l’ère d’Ehud Olmert de « faire ce qu'aucun autre gouvernement israélien n'a fait depuis le déclenchement de ce processus il y a seize ans ». L’extrême droite israélienne se félicite du revirement de l'administration américaine. « La preuve est faite que les Etats-Unis sont nos meilleurs amis et que l'attitude ferme d'Israël sur ses positions est payante » déclare le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon estimant que la reprise des négociations dépend du président palestinien. « L'attitude de l'administration d'Obama est une énorme déception pour les Palestiniens. C'est la preuve que cette administration n'est pas différente des précédentes » estime Ziad Abou Zayyad, un ancien ministre palestinien. Même l’appel de Mahmoud Abbas à un gel des implantations « quelques temps »
Publié le 31/10/2009 à 16:24 par boukrine
Mahmoud Abbas refuse toute reprise des négociations avec Benyamin Netanyahu « avant un gel total de la colonisation » dans les Territoires palestiniens occupés.
Le président palestinien qui n’a, après un entretien hier matin à Abou Dhabi avec Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, rien relevé « de nouveau » pour une relance du processus de paix au point mort depuis près d’un an, estime qu’I[COLOR=red]sraël doit honorer ses engagements et cesser immédiatement sa « colonisation » et sa politique d’implantation à El Qods –est qui est en danger. Selon Abbas, l'administration américaine doit en tant que médiateur savoir qu' « un arrêt des implantations est une condition sine qua none pour la reprise des négociations », « sans El Qods, il n'y aura point de paix » et « obliger Israël à respecter ses engagements », y compris à El Qods -est dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale. Avec le campement d’Israël sur ses positions, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, la reprise des pourparlers n’est pas pour demain. « Le fossé s'élargit davantage » reconnaît-il comme pour dire que l’Autorité palestinienne ne croit plus en l’administration US qui promet « l'établissement d'un Etat palestinien indépendant dans les deux ans ». Surtout quand celle-ci lui demande de reprendre des négociations avec les Israéliens sur la base d'un accord qui ne prévoit pas un arrêt total de la colonisation conformément à un accord conclu vendredi dernier par George Mitchell avec Netanyahu. Mme Clinton qui a rencontré hier soir à El Qods son homologue israélien Avigdor Lieberman, le ministre de la Défense Ehud Barak et e le Premier ministre Benjamin Netanyahu, donné rendez-vous pour les deux derniers, à Washington cette semaine saura-t-elle les convaincre de tenter de rattraper huit années de retard et d’inverser la tendance négative actuelle ou se suffira t’elle d’appels comme ceux qu’elle lancera demain au Forum pour le Futur à Marrakech, où elle compte s'entretenir du processus de paix avec ses homologues arabes ? Abbas qui a perdu une partie de ses illusions donne au processus de paix deux ou trois semaines. Ou il reprend ou le calme et la stabilité actuelle donneront sous peu naissance à une « troisième Intifada »
Publié le 30/10/2009 à 15:59 par boukrine
Les menaces qui pèsent sur la stabilité et l’unité du Soudan inquiètent l'Union africaine. Le sommet du Conseil de sécurité de l’Union africaine qui s’est tenu jeudi à Abuja au Nigéria en présence d' Abdelkader Messahel, le ministre de la coopération maghrébine, représentant le président Abdelaziz Bouteflika, a fait siennes les trois recommandations du panel de hautes personnalités sur la crise du Darfour dirigé Thabo Mbeki, l’ex-président sud-africain.
Primo, création d’une cour de justice hybride. Elle sera composée de juges et d’enquêteurs indépendants étrangers qui seront associés à des juges et à des enquêteurs soudanais pour juger les auteurs des crimes au Darfour. Deusio, création d’une commission Vérité, Justice et Réconciliation. Tertio, accélération des négociations pour aboutir à des conclusions avant les élections générales prévues avril 2010. Omar El Béchir qui est dans le collimateur de la Cour pénal pour crimes dans cette province applaudit et émet des réserves. « Recommandations justes » estime Osman Taha le vice-président soudanais, annonçant l’engagement de son gouvernement à travailler avec l'UA pour régler le conflit au Darfour. Petit couac : il demande une clarification sur les cours hybrides. « De tels tribunaux hybrides risquent de créer un précédent pour d'autres crises sur le continent » dit-il. Mbeki et Alain Le Roy, le chef de la mission de maintien de la paix de l'Onu au Darfour, refusent toute concession. Pour eux, il appartient désormais au Soudan de mettre en œuvre les recommandations du panel adoptées par l’UA. Certaines immédiatement selon Le Roy pour relancer les efforts de Djibril Bassolé, le médiateur de l'Onu et de l'UA, appliquer l'accord de paix signé en 2005 pour le Sud-Soudan et espérer à terme un texte global pour l'ensemble du pays.
Publié le 30/10/2009 à 15:48 par boukrine
Les relations de l’Iran avec l’Occident passeraient-elles de la confrontation à la coopération ? Avec six jours de retard sur le calendrier prévu, l'Iran a répondu jeudi par une contre-proposition, à l'offre préparée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur un circuit d'uranium enrichi à l‘étranger. Les occidentaux trouvent la réponse iranienne « relativement ambiguë ».
Dans sa réponse officielle l’Iran aurait apporté quelques modifications au projet sur l’enrichissement de son uranium. Parmi ces modifications ? La révision de l’exportation de 75% de son uranium (1200 de ses 1500 kg) avant la fin de l’année et l’échange simultané avec la livraison du combustible soit, quelque197 kg. Autrement dit, Téhéran conteste la nécessité de « se séparer de 1200 kg de son stock d’uranium faiblement enrichi soit la totalité de ce stock » car son réacteur de recherche qui sera abandonné dès l’entrée en service de celui d’Arak (dans deux ans au plus tard) n’a pas besoin de tant de combustibles. En 20 ans, il aurait consommé 116 kg de combustible enrichi à 19,75%. Outre la quantité, Téhéran veut un échange instantané. 2 mois au plus tard entre son uranium et la réception de son équivalent en combustible. « Nous voulons que nos préoccupations techniques et économiques soient prises en considération, en ce qui concerne les modalités d’approvisionnement en combustible nucléaire pour le réacteur de Téhéran » explique Ali Asghar Soltaneih, le négociateur iranien à l’AIEA qui souhaite voir la France et la Russie, ne jouer aucun rôle, la première l’a privé de sa part de production dans le contrat Eurodif (soit 50 tonnes de l’UF6) et la seconde tarde à lui livrer la centrale de Bouchehr. L’Iran qui est à la recherche d’une reconnaissance de la légalité de son programme nucléaire, une veut se retrouver en tête-à-tête avec les Etats-Unis qui lui avaient, il y a 5 mois, fait la même proposition. Les occidentaux qui estiment que le transfert de 1.200 kilos priverait l'Iran du volume nécessaire pour la fabrication théorique d'une bombe atomique, refusent toute révision de l’accord conclu à Vienne, le 21 octobre. Selon eux, l’Iran doit livrer d’ici à fin 2009, 75 % de son uranium faiblement enrichi à 3, 2 %, pour le faire enrichir à 19,75% en Russie avant que la France n'en fasse des « cœurs nucléaires » pour le réacteur de recherche de Téhéran, qui opère sous surveillance de l'AIEA. Décodée, la réponse iranienne est pour eux non seulement « très décevante » mais elle ne satisfait même pas les conditions posées par l’AIEA à Vienne lors de la réunion de l’Iran avec le trio Etats-Unis, France et Russie. Les Etats-Unis qui se sont fixé la fin de l’année pour revoir leur politique iranienne, donnent des signes d'impatience. Ils réclament depuis jeudi des « clarifications ». « Nous cherchons à déterminer ce qu'ils veulent exactement, pour savoir s'il s'agit d'une réponse initiale qui va être définitive ou s'il s'agit du début d'une démarche les conduisant là où nous souhaitons qu'ils aillent » déclare Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat. Selon toute vraisemblance, les modifications souhaitées par Téhéran seront rejetées par les Occidentaux impatients de passer aux sanctions durcies. Le feuilleton iranien n’en finit décidément pas d’attirer l’attention de l’Occident qui attend déjà le rapport de l'équipe d'inspecteurs de l'AIEA envoyée sur le site en construction d'enrichissement d'uranium de Fordo, dont l'existence n'a été révélée que le mois dernier.